Le Curcuma

Le Curcuma


Dans les pays asiatiques, le curcuma est une épice très appréciée. Depuis des millénaires, on s’en sert aussi comme tonique du système digestif, ainsi que pour traiter divers troubles inflammatoires, dont les douleurs

arthritiques. En Occident, les recherches concernant ses vertus anticancéreuses se multiplient. C’est un des principaux ingrédients du curry, mélange d'épices omniprésent dans la cuisine indienne. En Asie, on a depuis longtemps découvert qu’ajouté aux aliments, le rhizome réduit en poudre permettait d'en conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive. Ainsi, bien avant l'époque des conservateurs synthétiques, le curcuma jouait un rôle primordial comme additif alimentaire. Son nom chinois, Jianghuang, signifie « gingembre jaune », une allusion au fait qu'il est de la même famille botanique que le gingembre et à la remarquable couleur de son rhizome qu'on a utilisé comme colorant et teinture.

 

 

Bien faits


Troubles digestifs.

La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'efficacité des rhizomes du curcuma pour traiter la dyspepsie, c’est-à dire des troubles digestifs comme les maux d’estomac, les nausées, la perte d'appétit ou les sensations de surcharge.

 Ulcères gastroduodénaux.

Au cours d’une étude sans placebo, des chercheurs ont observé une régression complète des ulcères d’estomac chez 75 % des 25 sujets après la consommation de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines.

 Inflammation.

Plusieurs essais préliminaires ont tenté d’évaluer l’efficacité du curcuma (seul ou en combinaison avec d’autres substances5) pour soulager l’inflammation, avec des résultats souvent prometteurs. Par exemple, au cours d’un essai sur sujets souffrant d’arthrite rhumatoïde, la prise de 1 200 mg de curcumine par jour durant deux semaines a réduit les raideurs matinales, soulager les douleurs postopératoires et l’inflammation oculaire.

 Cancer.

La prévalence du cancer du côlon est nettement moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma. Des dizaines d’études in vitro démontrent que la curcumine possède une activité anticancéreuse (côlon, estomac, bouche, peau, sein, prostate, leucémie), bien qu'on n'en connaisse pas encore tous les mécanismes. En inhibant la production de cytokines (molécules à l’origine du processus inflammatoire), la curcumine pourrait possiblement freiner la croissance des tumeurs cancéreuses.

Maladie d’Alzheimer.

Des observations in vitro et in vivo indiquent que certains composés du curcuma, dont la curcumine, pourraient contrer la maladie d’Alzheimer. Des études cliniques sont présentement en cours.

Références